Borgoltz Berthelemy

Nichée dans la rue Defly, Borgoltz Berthelemy, ou BoBe pour les intimes, se décrit comme une quincaillerie nouvelle. C’est un concept store miniature dans lequel vous retrouverez des objets poétiques, choisis avec beaucoup de goût au hasard des rencontres. C’est d’ailleurs avant tout une aventure familiale entre un frère, deux soeurs et leur mère. Rencontre avec Henri à l’initiative de ce projet… 

Dit nous tout sur toi ! 

J’ai fait mon collège et mon lycée à Calmette sur Nice. Puis j’ai fait des études de droit et d’économie à la Sorbonne à Paris. J’ai aimé être étudiant sans trop savoir ce que je souhaitais faire après. A la fin de mon cursus, j’ai travaillé dans la finance dans une grande société de sucre. J’aimais bien mon job mais je ne m’épanouissais pas dans cette grosse structure. 

Je suis finalement revenu à Nice avec l’envie de me reconvertir professionnellement. 

Comment est née l’idée du concept ? 

Lors de notre enfance, nous vivions dans un appartement niçois joliment décoré. Ce cadre de vie nous a fait évolué vers l’amour de la décoration, du design, de l’architecture et de l’art… Je crois que nous sommes tous les trois en permanence en alerte pour dénicher de beaux objets. Il est hors de question pour nous de faire des sessions de recherche sur internet. Nous tombons dessus par hasard lors de nos voyages, de nos rencontres, ce sont à chaque fois des coups de coeur. 

Avec mes soeurs Hortense et Victoire, nous évoquions régulièrement l’idée  d’ouvrir un jour notre propre concept store. Nous imaginions un lieu qui réunirait les objets, de toutes natures, qui nous plaisent. C’était évident aussi de revendre les créations de Victoire: ses sacs en cuir et accessoires. Nous avions en tête une liste de personnes à contacter pour revendre leur travail avant même d’avoir vraiment lancé le projet. 

Comment est née la boutique BoBe ? 

Nous connaissions les personnes qui venaient de mettre en vente ce local. Nous avons saisi cette opportunité. C’était un hasard, nous ne pensions pas nous lancer si rapidement. 

A l’époque, j’envisageais une reconversion en tant que comptable à Nice. Ma soeur Hortense finissait ses études dans la région. Tandis que ma soeur Victoire était déjà installée sur Bordeaux mais est revenue pendant un moment nous aider. Bref, c’était vraiment le bon moment pour nous ! 

Immédiatement, nous nous sommes mis à plein temps sur ce nouveau projet. Nous avons fait beaucoup de travaux par nous même. J’ai par exemple bricolé le bar central avec des récupérations de bois. En septembre 2016, après trois mois de travaux, nous avons enfin pu ouvrir le concept store dont nous rêvions. 

Finalement, nous avons constitué notre stock petit à petit. Nous avons avancé doucement mais sûrement. Nous n’avons pas fait de gros investissements au départ pour voir évoluer le projet sereinement. 

 

Pourquoi s’être installé à Nice ? 

C’était une évidence d’ouvrir à Nice car c’est notre ville d’origine. Et ce quartier encore plus puisque nous y avons fait notre scolarité juste à côté. Comme un retour au source finalement… 

Qu’est ce qui t’a poussé à croire en ce projet ?

Nous nous sommes lancés sans business plan, sans trop réfléchir aux risques que nous prenions. Nous avons cru en nous, en notre idée et nous avons été jusqu’au bout. 

Il faut aussi dire qu’à trois, nous sommes plus forts. Nous étions surtout excités et pressés d’ouvrir. 

Est-ce que BoBe est votre boutique idéale ?

Nous nous y sentons évidement très bien mais nous avons toujours envie de faire mieux. Je pense que c’est difficile de parler d’idéal puisque nous sommes trois et que nous n’avons pas forcement tous les mêmes ambitions pour BoBe.
Nous devons sans cesse discuter, faire des compromis pour que ce lieu reste à notre image.  

Comment on fait pour travailler en famille et continuer à préserver une bonne entente ? 

Nous sommes vraiment complémentaires. Par exemple, si je suis trop optimiste tandis qu’Hortense émet des réserves, on discute, on cherche la bonne solution.

Surtout, chacun a son rôle dans la boutique. Hortense s’occupe de la gestion des stocks et du site internet. Je suis plus souvent sur place.

De quelle façon un échec a préparé pour toi le terrain d’un succès ultérieur ?

Lorsque je travaillais à Paris dans une grande société, j’aimais mon travail mais je ressentais l’envie de travailler pour moi même, d’être entrepreneur. 

Même si cette période a été difficile car je ne savais pas vers où j’allais me diriger, cette remise en question a été nécessaire pour que je trouve ma filière, et m’a permis de savoir ce que j’avais réellement envie de faire. 

Quand tu te sens débordé ou déconcentré que fais tu ?

Je vais marcher à la montagne avec ma chérie et mon chien.

Es tu capable de dire « Non » ?

Je dis parfois non à des personnes qui souhaiteraient être revendues ici. Je ressens toujours un peu de culpabilité en donnant une réponse négative mais j’y arrive. J’essaie d’être diplomate, je prends des pincettes et surtout j’explique les raisons du refus. 

Quel achat de moins de 100€ a eu l’impact le plus positif sur ta vie ?

Les savons Dr Bronner que j’ai découvert aux USA. Ils sont naturels et sont super agréables. Ils ont un petit peu changé ma vie. 

Que dirais tu à Henri de 15 ans si tu pouvais revenir en arrière ? 

Il faut rêver mais ça ne suffit pas. Il faut vraiment aller au bout des choses si on y croit, terminer ce qu’on commence ! 

Quels conseils donnerais-tu à un(e) étudiant(e) motivé(e) qui s’apprêterait à entrer dans la vie ?

La même chose.

Et attention au provisoire qui peut durer longtemps ! Ca risque de vous éloigner du chemin de vie que vous souhaitez mener. 

Quels sont tes projets qui t’enthousiasment dans l’année à venir ?

Repeindre mon appartement.

Quelles sont tes ambitions pour ton projet ?

Nous aimerions proposer toujours plus de choses et être toujours là dans quelques années! 

Ta vision du succès ! 

C’est de se diriger vers ce dont on rêvait et sans se trahir. 

Merci à Henri d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions durant sa journée de travail et de m’avoir offert un de ces fameux savons Dr Bonner ! J’espère que ça vous aura plu et que vous aurez envie d’aller à sa rencontre à votre tour ! 

Borgoltz Berthelemy
9 bis rue Defly, 06000 Nice
BoBe 
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A jeudi prochain,
Samantha

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  1. une tres belle decouverte cette semaine qui donne vraiment envie de faire un tour dans la boutique … et comme c’est chouette de lire les parcours de ceux qui ont ose croire en leurs reves et concretiser …