Børn Koncept

Niché au coeur de la prestigieuse rue Alphonse Karr à Nice, Børn Koncept est un concept store dédié à l’univers des bébés. On y trouve surtout de la petite décoration et des accessoires mais aussi des habits. La sélection se veut scandinave, tendance et pointue. Je vous emmène à la rencontre de ce couple tout juste parent d’un petit garçon mais aussi de cette belle boutique… 

Enfant, tu rêvais d’être… 

Elodie: Infirmière

Laurent: Médecin

Dites nous tout sur vous ! 

Elodie: Adolescente, je m’envisageais puéricultrice. J’ai même été jusqu’à vouloir redoubler ma seconde pour me diriger vers un BAC Science Médico Social alors qu’on me proposait de suivre une filière ES. Ma demande de redoublement n’a pas été prise en compte et je n’ai pas eu la possibilité de rejoindre la section SMS. J’ai donc décidé de suivre ces cours par le CNED en parallèle de ma section ES du lycée. Après l’obtention de mon BAC, je ne me sentais pas capable d’aller en FAC de médecine malgré tout mes efforts…
J’ai donc modifié mes plans, et je suis allée à la FAC de droit. Contrairement à ce que je pensais, j’ai adoré. J’ai validé mon MASTER 1 droit des affaires. Pour terminer, je souhaitais me diriger vers un MASTER 2 droit des responsabilités mais je n’ai pas été acceptée.
Suite à ce refus, j’ai décidé d’aller travailler… Entre temps, je me suis mariée et j’ai eu un enfant. 

Laurent: Enfant, j’ai vécu dans le Jura pendant 15 ans avec mes parents. Je venais à Nice toutes les vacances pour retrouver mes grands parents. J’ai passé beaucoup de temps avec mon papi qui était commerçant. Je pense qu’il m’a transmis cette fibre commerciale. Ensuite, nous sommes revenus vivre à Nice pour que je puisse continuer mes études. Après un BAC STT, j’ai obtenu un BTS force de vente. Puis j’ai terminé avec une formation de délégué médical. 

Avant d’ouvrir Børn Koncept, quel était votre métier ? 

Elodie: J’ai travaillé avec mes parents. Ils tiennent une boutique de lingerie et vêtements spécialisée en grande taille à Nice. J’aidais notamment pour les achats. Juste avant de me lancer dans ce projet de boutique, j’ai envisagé passer le concours pour être assistante maternelle. Finalement, je n’ai pas eu envie de franchir le cap… 

Laurent: J’ai été responsable d’un magasin de skate sur jean médecin pendant 8 ans. En 2012, je me suis associé avec mon cousin pour créer la Fabric Shop à Nice. 

Comment est née l’idée du projet Børn Koncept? 

Elodie: En 2017, à la naissance de notre fils, j’ai eu tellement de mal à trouver ce que je cherchais que j’ai eu l’idée de créer une boutique qui revendrait toutes mes marques coup de coeur. C’est vrai que j’avais en tête des tas de petites marques, de créateurs que j’avais déniché lors de voyages et/ou sur Instagram. J’ai eu envie d’ouvrir mon concept store spécialisé dans l’univers du bébé. Je souhaitais faire découvrir des marques pointues qui ne sont pas disponibles dans la région. 

Laurent: Nous avons de la chance parce que Nice bouge en ce moment. Il y a beaucoup de choses à faire et on peut s’inspirer de Paris et Bordeaux ! En mars 2017, nous avons fait un voyage dans la capitale… J’ai découvert Bonton, et d’autres petites boutiques dédiées à l’univers des enfants. A partir de ce moment là, j’ai commencé à visualiser le projet dans lequel m’embarquait ma femme. 

Comment vous choisissez les marques que vous revendez ?

Laurent: On adore choisir des marques qui racontent une histoire. Par exemple, main sauvage est une jeune marque française qui produit des accessoires et jeux pour enfants issus du commerce équitable, fabriqué en Bolivie en laine d’alpaga. C’est top ! 

Elodie: On sélectionne avant tout ce qui va plaire aux mamans trentenaires, connectées qui sont très attentives à ce qu’elles donnent à leurs enfants. Les mots qui me viennent lorsque que je pense à notre sélection sont: épuré, scandinave, et créateurs. En réalité, nous proposons des petites marques si possible éthique et écologique. On privilégie l’utilisation de coton bio certifié écotex et les marques équitables. Mais le plus important c’est que ça nous plaise et que ça soit pointu. 

Qu’est ce qui t’a poussé à croire en ce projet plutôt qu’un autre ?

Elodie: C’est vrai que j’y ai cru dès le départ. J’avais une idée précise de ma boutique idéale. Forcément, j’ai eu le rôle « moteur » au moment de se lancer. J’ai tout mis dans ce projet. Je suis assez fonceuse, j’ai plongé dedans en y croyant dur comme fer. 

Laurent: Au début du projet, j’ai eu des doutes puisque c’est un univers qui m’était totalement inconnu. Au fil du temps, Elodie m’a rassuré et prouvé que c’est viable. J’ai donc commencé les démarches administratives pour analyser le marché. A partir du moment où je me suis mis investi, j’ai commencé à voir le potentiel du concept store.

C’est une force pour vous de travailler en couple ? 

Elodie: Oui, c’est une force. De mon côté, ayant passé du temps sur les réseaux sociaux, j’avais une idée de ce qui plaisait aux femmes qui me ressemblent, notamment pour les accessoires de puériculture. Je me suis logiquement occupée de la recherche des marques. Par exemple, mon fils avait toujours très chaud en poussette. J’ai donc décidé d’investir dans un matelas babylange pour qu’il soit mieux installé. En réalité, notre fils est notre « produit-test » (rire)… Ca nous permet d’anticiper le besoin des clientes et de vérifier que notre sélection est bonne.  

Laurent: Quand à moi, j’ai géré tout l’aspect financier, administratif et légal du projet. J’ai réalisé une étude de marché et un business plan avec l’aide d’un expert comptable. Une fois que j’étais rassuré par les documents, j’ai pu me projeter plus facilement. J’ai ensuite géré de trouver le local… Nous avons finalement trouvé tous les deux notre place dans ce projet sans avoir à en discuter.

Avez vous dû modifier tes ambitions en cours de réalisation du projet ?

Elodie: Nous faisons évoluer Børn Koncept tous les jours en écoutant les retours de nos clients. Par exemple, initialement nous voulions proposer une ou deux marques de vêtements jusqu’à 2 ans maximum. Or, c’est un tel succès qu’on pense même vendre des tailles plus grandes et d’avantage de marques. On y travaille.  

Laurent: Nous avons très peu de mètre carré dans ce local… Du coup, nous ne pourrons pas intégrer toutes les marques qu’on souhaiterait proposer, ni même réaliser toutes nos ambitions. Nous envisageons ce magasin comme un test en quelque sorte. Si ça fonctionne, nous pourrions nous agrandir en proposant un concept store kids et plus uniquement baby. 

Votre journée type ! 

Elodie: Pour le moment, nous n’avons pas de place en crèche pour le petit. Du coup, nous nous relayons pour être sur place. Laurent vient plutôt le matin pour ouvrir le magasin, je le reçois l’après-midi avec le petit pour travailler. On jongle en fonction de nos impératifs. 

Laurent: Je m’occupe de la compta et de la gestion. C’est vrai que j’ai l’impression d’avoir moins de crédibilité qu’Elodie pour vendre à de jeunes mamans. 

Une habitude insolite ? 

Laurent: Lorsqu’on arrive à la boutique, on sort le banc devant notre vitrine.  Puis, on commence la journée en se bagarrant pour mettre la musique qu’on préfère sur notre notre petite google homeElle préfère écouter les tubes du moment tandis que je préfère Ben Harper et Morcheeba

Elodie: On aime bien prendre un café madeleine pour se mettre de bonne humeur aussi ! 

Sur les cinq dernières années, quel nouveau comportement, état d’esprit, croyance ou discipline a le plus amélioré ta vie ?

Elodie: Mon fils ! Depuis la naissance de mon fils, je suis devenue plus mature. 

Laurent: Debuter ce projet professionnel avec ma femme m’apporte beaucoup de satisfactions. J’espère me prouver que je suis capable de réussir par moi-même. 

Avez vous un échec qui a préparé pour vous le terrain d’un succès ultérieur ?

Elodie: Nous avions trouvé un autre local dans le quartier avant de dénicher celui-çi. On s’était vraiment visualisé dedans. Sauf, que nous n’avons pas pu l’obtenir. Cette épreuve a été le plus gros coup dur que l’on ai rencontré lors de la création du projet. Laurent a été d’un énorme soutien à ce moment là. Il me répétait « Ne t’inquiète pas, on va l’ouvrir ce concept store » 
D’ailleurs, lorsqu’il a été signé pour ce local, il y a été sans moi. Il est revenu en disant « Voila, ton projet, il est là ». 

Laurent: Cet échec nous a permis de nous lancer dans ce local à fond alors qu’il était vraiment en très mauvais état. Nous avons eu énormément de travaux à réaliser avec l’aide d’un architecte. Malgré cela, nous savions que nous ne devions pas laisser passer cette opportunité.

Quand vous vous sentez débordés ou déconcentrés, ou que vous perdez de vue temporairement vos priorités, que faites vous ?

Elodie: J’arrête tout et je vais m’aérer l’esprit. Dès que je sens que je stresse, ou que je m’énerve,  je stoppe tout. Je sais que si je m’obstinais je ferais des erreurs. 

Laurent: Je suis plutôt une « force-tranquille », du coup ça m’arrive rarement de ne plus gérer mes émotions. 

Etes vous capable de dire non ? 

Elodie: J’ai un caractère plutôt affirmé. j’ai toujours été directe, honnête et intransigeante.
Je dis « non » lorsque ça concerne mon enfant sans aucun problème. Je suis capable de refuser les sollicitations des marques qui ne répondent pas à nos critères. 

Laurent: J’ai été incapable de dire non pendant très longtemps parce que je suis conciliant et dévoué. Mais, j’ai vécu un échec professionnel avec mon dernier associé… Depuis, je travaille au quotidien pour m’affirmer et ne plus me laisser faire. Je me suis bien remis en question ! 

Que vous diriez-vous si vous pouviez vous revoir à 15 ans ? 

Laurent: Que la vie n’est pas une utopie, ne sois pas trop naïf. 

Elodie: Garde ton caractère mais sois moins rigide. Apaise toi. 

Quels conseils donneriez-vous à un(e) étudiant(e) motivé(e) qui s’apprêterait à entrer dans la vie ? 

Elodie: Si on ne sait pas quoi faire, on se pose et on réfléchit à ce qui nous plait. Il faut croire en soi, et se connaitre avant de suivre ses rêves. Ne pas se jeter tête baisser dans une carrière sans avoir peser le pour et le contre. 

Laurent: Si tu veux avancer dans la vie, il faut prendre des risques. 

Votre mantra ! 

Elodie:  

« Croire en soi c’est le début du succès » 

Laurent: 

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine, elle est mortelle ». 

Quels sont vos projets personnels qui vous enthousiasment dans l’année à venir ?

Elodie & Laurent: Faire une belle croisière en famille pour se retrouver. 

Quelles sont vos ambitions pour Børn Koncept à long terme ?

Laurent: Dans un an, j’aimerais commercer à réfléchir à un autre concept store mais ciblé « kids ». C’est à dire vendre des accessoires et habits pour enfants enfants jusqu’à 6ans. Nous ferions rentrer des marques très pointus, tendances…

Elodie: Dans trois ans, pourquoi pas créer notre propre marque d’accessoire ?
Continuer à developper ce concept store et le faire grandir, c’est notre rêve. 

Merci à Elodie et Laurent d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions dans leur nouvelle boutique Børn Koncept ! Au cours de cette discussion, j’ai découvert deux belles personnes, très complémentaires et fortes de leurs différences. J’ai adoré la façon dont ils m’ont expliqué leur parcours et leurs ambitions. Je suis toujours très émue par ces changement de vie suite à la naissance d’un enfant. J’espère que ça vous aura plu et que vous aurez envie d’aller à sa rencontre à votre tour ! 

Børn Koncept
9 Rue Alphonse Karr, 06000 Nice
10H/13H – 14H/19H

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A jeudi prochain,
Je vous embrasse,
Samantha

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