Maranna bar à thé

Depuis le bout du monde, deux niçoises ont voulu dynamiser l’image du thé. Elles en ont fait de véritables cocktails en mélangeant les saveurs et en jouant avec les couleurs. Elles ont réussi à donner un coup de jeune à cette boisson ancestrale. Maranna, bar à thé, est actuellement un e-shop. Mais je leur souhaite d’ouvrir très prochainement un bar à thé dans Nice ! Rencontre avec Carla à l’initiative de ce projet avec sa soeur Claudia … 

Dis nous tout sur toi ! 

Au collège et au lycée, je m’intéressais à tout sans avoir d’idées précises du métier que je voulais exercer. Je rêvais d’être mon propre patron et de disposer une grande liberté dans mon travail. J’étais sensible à l’art en général, sans être très manuelle.
Après mon BAC ES, j’ai suivi mes parents en Nouvelle Calédonie. J’ai été serveuse et vendeuse dans une boutique de thé pendant 7 mois !
Puis, j’ai décidé de revenir en France pour débuter des études de commerce, un BTS MUC en alternance. En parallèle j’avais des petits boulots alimentaires. Simultanément, j’ai eu la possibilité de rejoindre ma soeur en Australie. Pendant deux mois nous avons parcouru ce beau pays avec une tente et un 4X4.
Finalement, nous sommes revenues  depuis peu à Nice avec l’idée de lancer notre propre projet. Je me suis également inscrite pour obtenir le diplôme de Graduate manager d’univers marchant.

Ma grande soeur a fait des études d’architecture à Marseille qu’elle a décidé d’arrêter en Master 1. Elle est partie ensuite pendant plus d’un an en Australie, elle a été manager dans un café avec un poste très polyvalent. 

Comment est née l’idée du projet ? 

Lors de notre voyage en Australie, l’idée est née. Claudia aimait son travail mais elle avait envie de le faire pour elle-même. De mon côté, j’avais une bonne connaissance dans le domaine du thé et ça me manquait. Du coup, nous avons décidé de se lancer ensemble, de construire un projet qui nous ressemblerait. 
A partir de ce moment là, dès que nous avions 1 minute, nous écrivions toutes nos idées dans un carnet. Ca fusait dans tous les sens ! Le projet idéal était d’avoir un concept store autour du thé ouvert de 10H à 18H dans Nice. On imaginait des cocktails et des pâtisseries à base de thé, et évidement des thés glacés… 

 

Une fois qu’on a l’idée, par où on commence pour concrétiser le projet ?

Le début du projet, c’est d’en parler et de le mettre sur papier. Nous avons la chance d’être deux donc y’en a toujours une pour remotiver l’autre. 

Concrètement, vous avez fait quoi pour vous lancer ? 

Dès que nous sommes rentrées d’Australie, nous avons vite trouvé un job toutes les deux. Chaque mois on utilisait une partie de notre paie pour investir dans notre projet: packaging, thé, carte de visite…

On a cherché un fournisseur qui correspondait à notre concept. Même si on n’a pas la certification bio, la plupart de nos thés le sont. Ce fut difficile de trouver celui qui puisse réaliser nos idées un peu folles dans notre budget.
Ensuite, on a pensé à nos mélanges. On a créé les thés qu’on avait en tête.
Finalement, on s’est lancé en achetant 53 thés différents en petite quantité. Ca nous a permis de cibler quels étaient les gouts qui allaient mieux se vendre, et de gérer nos stocks par la suite.

On a décidé de lancer un e-shop pour lancer concrètement le projet. Ainsi, on peut vendre le thé en vrac soit dans des sachets en kraft, soit dans des boites, soit dans des coffrets pour faire un cadeau. Egalement, on propose aussi quelques accessoires comme des boules à thé, des sucrettes, un mug… 

Et quelles sont les prochaines étapes à franchir ? 

On est actuellement en plein travail sur le business plan pour pouvoir ouvrir un lieu physique. 
Ensuite, il faudra convaincre les banques ! J’appréhende parce que je pense qu’on n’est pas le profil idéal. Nous sommes deux jeunes femmes, avec peu d’expérience. J’espère qu’on nous fera confiance. 

Vous avez déjà commencé à chercher le local ? 

On regarde tout le temps mais on a rien trouvé pour le moment. Nous souhaitons un emplacement avec du passage. L’idéal se serait proche de la place du pin, ou dans l’hyper centre de Nice. 

Avez vous tout de suite réussi à travailler en ensemble ? 

Nous sommes très différentes mais complémentaires. Par exemple, lorsque nous irons voir les banques, je pense que Claudia aura d’avantage de poigne et de force pour convaincre. De mon côté, je vais avoir tendance à stresser. 
Depuis toute petite, c’est tout ou rien entre nous. Ca peut être le grand amour, puis la guerre pendant 1H. Mais, on arrive toujours à trouver un terrain d’entente sans faire trop de concessions. 

Votre journée type ! 

Ma journée se décompose entre traitement des commandes, répondre aux différents mails, faire des photos pour les réseaux sociaux et gérer les stocks ! 
Le soir, on se rejoint avec ma soeur pour travailler ensemble sur le business plan. 

Comment utilisez vous les réseaux sociaux ? 

Grâce à une amie qui fait des études dans le marketing digital, nous avons quelques conseils. Nous avons récemment organiser un événement avec des influenceuses niçoises pour faire découvrir notre concept. 
J’utilise également Pinterest pour prendre des idées de décos, de packaging et de recettes.  

Sur les cinq dernières années, quel nouveau comportement a le plus amélioré ta vie ?

Le voyage ! 

As tu un échec préféré ?

Malheureusement, la Nouvelle Calédonie a été une mauvaise expérience. Nous avons eu une déception familiale qui a été très difficile à encaisser. Mais, cela a soudé notre noyau familial proche.
Et surtout, ça m’a donné l’envie furieuse de m’en sortir. Je suis devenue plus mature et donc prête à croire en mes propres projets. 

Quel achat de moins de 100€ a eu l’impact le plus positif sur ta vie dans les 6 derniers mois ?

J’ai fait imprimer des photos de mes voyages et de ma famille que j’ai dispersé partout dans mon appartement. Notamment une photo de ma mamie décédée l’an dernier qui nous a transmis l’amour du thé.  

Quels sont les mauvais conseils que tu entends au quotidien ?

Nous avons été relativement préservées des mauvais conseils. Mais, celui qui revient souvent: ‘Tu es trop jeune, attends ! »
Mais, c’est maintenant que je crois en mon projet, que j’ai la motivation et l’envie de le faire. 

Comment tu te prépares à l’éventualité d’un échec ? 

Evidement ça peut échouer, mais j’y pense pas trop. Mais, je sais que si ça ne fonctionne pas, je trouverais un travail. Ce serait pas la fin du monde ! 

Ton mantra ! 

« Ever tried, ever failed. No matter, try again. Fail again, fail better.» 

Ton projet personnel qui t’enthousiasme dans l’année à venir ? 

Mon roadtrip en Islande l’année prochaine avec mon chéri. 

Quelles sont tes ambitions pour ton projet à long terme ?

Ouvrir notre bar à thé. Et puis évoluer avec des franchises. 

Quelle est ta vision du succès ?

Toujours faire ce que j’aime. 

Merci à Carla d’avoir pris le temps de venir chez moi pour répondre à toutes mes questions durant sa journée de travail ! J’ai adoré notre discussion parce qu’elle m’a rappelé qu’il ne faut pas attendre pour croire en ses idées. J’espère que ça vous aura plu et que vous aurez envie d’aller à sa rencontre à votre tour ! 

Marrana thé
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et si possible d’en parler autour de vous. Merci d’être présent et toujours plus nombreux.
A jeudi prochain,
Samantha

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