TRAME

Niché sur le port de Nice, Trame est un lieu où ce sont associés un architecte d’intérieur et une tapissière décoratrice. Ensemble, ils travaillent avec un savoir faire irréprochable au service d’un art de vivre. De la conception à la réalisation, ils entreprennent avec des artisans qualifiés et passionnés afin de mener à bien les projets de leurs clients ! Rencontre avec Marie et Maxime à l’initiative de ce projet… 

  

Dites nous tout sur vous ! 

Marie: Toute mon adolescence, c’était une évidence, je voulais être styliste. J’aimais beaucoup faire du dessin, de la peinture, de la couture… J’étais très sensible à l’art en général. Après mon lycée, j’ai réussi à intégrer une école de stylisme à Bruxelles. Enfin, je m’éclatais. J’ai ensuite eu des jobs alimentaires dans d’autres secteurs pro. Il y a 3 ans, j’ai décidé de reprendre des études sur Lyon pour être tapissière décoratrice. J’avais enfin trouvé ma voie puisque je garde un pied dans la couture mais avec tout cet aspect du design et de la déco qui me passionne.

Maxime: Petit, je m’envisageais ouvrir une ferme pédagogique entouré d’une grande maison en pierre, avec des animaux et un jardin luxuriant. Ensuite, j’ai grandi et j’ai gardé cet attrait pour les plantes et le milieu extérieur. Je suis donc allé 5 ans au lycée horticole à Antibes pour devenir paysagiste. J’adorais réaliser les plans. En parallèle de ça, j’étais très manuel, j’avais créé ma piaule dans le garage de mes parents. Je m’intéressais de plus en plus à l’architecture et surtout à la décoration intérieure. Je suis donc parti à Paris pour intégrer une prépa ‘…’ avec l’objectif de rejoindre une école de design et d’architecture d’intérieur.  Finalement, je suis parti voyager pendant 1 an en Australie et en Nouvelle Zélande. Ensuite, j’ai intégré ART ITCOM DESIGN à Nice où j’ai été diplômé d’architecture d’intérieur.   

Comment est née l’idée du concept de Trame ?

Marie: Nous nous sommes mis ensemble il y a 7 ans. Nous avons eu nos expériences professionnelles chacun de notre côté. Puis, il m’a suivie à Lyon lorsque j’ai voulu faire mes études de tapisserie. Une fois que j’ai été diplômée, nous sommes revenus dans la région. C’est à ce moment là que nous avons souhaité créer un projet commun. C’était le début de TRAME.

Maxime: Dès notre retour dans la région niçoise, nous nous sommes mis en auto-entrepreneur et nous avons bossé depuis notre appartement. Pour moi, ça ne posait pas trop de problème. Par contre, Pour Marie ça la limitait beaucoup puisqu’on habite au 5 ème sans ascenseur. La place manquait pour refaire des grosses pièces, par exemple des canapés. Nous avons cherché un local pour lancer notre projet. 

C’était quoi le concept initial de TRAME ?

Maxime: Ce que nous voulions c’était un espace dans lequel l’on puisse mettre en valeur mon travail d’architecture d’intérieur, son travail de tapissière et également en faire un showroom, mêlant art et décoration.

Marie: Le concept c’était déjà ce qu’on faisait depuis notre appartement, une suite logique. C’était aussi très important de dissocier notre vie pro et perso, pour cela nous avions besoin d’un lieu de travail. Surtout, ça fait quand même beaucoup plus professionnel pour accueillir les clients ! 

Comment avez vous trouvé ce local ? 

Maxime: Nous étions en contact avec un agence qui nous a fait visiter ce local, c’était notre première visite. Nous avons eu un véritable coup de coeur pour le grand espace, la hauteur sous plafond et pour cette petite terrasse sur cour au charme fou. 

Marie: C’était l’ancien local du comité du port, c’était en très mauvais état. Exactement ce qu’on recherchait puisque l’on voulait tout refaire à notre goût. En plus du potentiel du lieu, l’emplacement était top ! Comme ça rentrait dans notre budget, nous avons tout de suite fait une proposition. 

Comment avez vous commencé le projet ?

Marie: Comme il y avait énormément de travaux, Maxime a commencé par faire les plans, calculer les quantités de matériaux nécessaires, budgétiser… Je faisais quand même des extras sur la plage pour avoir un revenu. 

Maxime: Effectivement, nous avons d’abord commencé par faire tout le chantier du local, l’intérieur en priorité. Simultanément, j’avais quand même deux chantiers en réalisation. On travaillait 7 jours sur 7, presque non stop. Fatiguant mais c’était le pied ! 

Une fois les travaux fini, avez vous eu de bons retours ? 

Maxime: Nous n’avons pas pu finir les travaux comme nous l’aurions voulu faute de budget dans un premier temps.  Nous avons fait nos cartes de visites, notre site internet et fait fonctionner le bouche à oreille. Cela nous a permis de travailler, grâce à notre réseau sur Antibes en grande partie.

Marie: Nous avons décidé de ne pas faire notre vernissage pour le moment puisque nous attendions que le local soit abouti. Actuellement, nous avons refait la cour intérieur, et nous attendons quelques finitions sur la façade (enseignes, store). Petit à petit, TRAME prend forme.

Comment définissez-vous votre style ?

Marie: J’aime beaucoup chiner, dénicher des vieilles pièces que je remets au goût du jour. Je suis désuète à souhait. Nous aurions presque pu faire de la brocante. 

Maxime: J’équilibre un peu le tout puisque j’aime autant l’ancien que le moderne. Je ne voulais pas me cantonner dans un style particulier. On peut faire de la création, de la rénovation, et c’est une chance. Nous avons hâte d’avoir l’espace showroom de décoration pour créer l’ambiance dont on rêve à TRAME. Cette alliance entre les beaux objets de design et les petites touches chaleureuses apportées par les pièces chinées. 

Qu’est ce qui vous inspire ? 

Ensemble: Nous préfèrons les intérieurs avec de la vie, du mouvement, des couleurs. On se lasse des univers lisses, nets, trop bien rangés comme dans les magazines. On apprécie des architectes et des designers comme Patricia Urquiola et India Mahdavi.

Votre journée type ! 

Marie: En venant au local, on s’arrête à la boulangerie. On commence par un petit café sur la terrasse en admirant nos fleurs qui sortent. Ensuite, Je me mets dans l’atelier pour travailler sur les meubles que je dois réaliser. 

Maxime: De mon côté, je monte dans mon bureau. J’aimerais avoir plus de temps pour travailler manuellement sur les prototypes de meuble.

Avez vous une habitude insolite durant votre journée ?

Nous habitons à Antibes, donc nous avons 3/4 d’heure de trajet. Nous prenons souvent le train. On en profite pour lire 1h30 par jour.

3 livres que vous conseillez ? 

  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee
  • Va et poste une sentinelle de Harper Lee
  • La part du colibri de Pierre Rabhi

Sur les cinq dernières années, quel nouveau comportement a le plus amélioré votre vie ? 

Maxime: L’apnée en descente, dans la mer. 

Marie: l’Inde. Je suis vraiment amoureuse de ce pays. Mon rêve ultime ce serait de vivre à Pondichery.

De quel façon un échec a préparé pour toi le terrain d’un succès ultérieur ?

Marie: Lorsque j’ai fini mes études de stylisme en Belgique, j’ai été très déçue puisque je suis retournée à Paris pour trouver du travail et je n’ai eu aucune opportunité dans mon domaine. Trois ans plus tard, je suis descendue à Antibes et j’ai ouvert mon atelier dans la vieille ville. Je faisais de la création d’habits et d’accessoires. Il s’est avéré que c’était la catastrophe, j’ai dû aller travaillé pour payer mon loyer… Pendant cette période difficile, j’ai commencé à travailler sur des meubles. En réalité, la tapisserie a été ma thérapie. Grâce à cette épreuve, j’ai trouvé la voie qui me correspond. 

Est ce que vous pourriez refusé un projet sur lequel vous ne vous sentez pas bien ? 

Marie: Ah oui ! Quand le contact avec le client ne passe pas, ça ne m’intéresse pas. Je souhaite continuer à travail avec bonne humeur et entente. 

Maxime: Avec l’expérience, nous savons maintenant écouter notre intuition. Je ne fais plus de chantier lorsque je sens que ça va être une galère. 

Est ce que c’est difficile d’être un jeune architecte sur un chantier ? 

Maxime: Etant donné que je suis très manuel, et qu’avant d’être architecte, j’ai fait énormément de rénovations pour moi, je sais éviter certains pièges techniques de construction. Souvent, les ouvriers sont bluffés par cette capacité. Cela me crédibilise !

Quel achat de moins de 100€ a transformé votre vie dans les six derniers mois ? 

L’arrosage automatique de la terrasse.

Qu’est ce que vous diriez à Marie et Maxime de 15 ans ? 

Maxime: Fonce mais sois plus méfiant !

Marie: Tu vas y arriver, la vie est belle. 

Quel est le plus mauvais conseil que vous entendez dans votre domaine d’expertise ? 

Maxime: La précipitation 

Marie: Faire du « cheap » pour satisfaire le client. 

Ton mantra !

Marie: Liberté !

Maxime: Soyez modéré ! 

Le projet personnel qui vous enthousiasme dans l’année à venir ? 

S’installer sur Nice !

Dans 3 ans, comment vous vous envisagez ? 

Ensemble: Que TRAME fonctionne, que notre travail aboutisse à une réussite. Et pourquoi pas travailler avec l’Inde?

Votre définition du succès ? 

Ensemble: Totalement épanoui en exerçant sa passion, et pourquoi pas être reconnu ? 

Merci à Marie et Maxime d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions durant leur journée de travail ! J’ai adoré notre discussion, c’était très formateur pour moi de découvrir cet univers. J’espère que ça vous aura plu et que vous aurez envie d’aller à leur rencontre à votre tour ! 

TRAME
22 bis boulevard stalingrad, 06300 Nice
09 81 94 03 37
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A jeudi prochain,
Samantha

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